Ciel polué

Pourquoi parle-t-on de carbone et de CO2 ?

Le carbone circule naturellement entre l’atmosphère, l’eau, les sols et la roche, et tous les êtres vivants. Dans l’air, le carbone circule principalement sous la forme de CO2, issu de la respiration des êtres vivants et des phénomènes de combustion. Normalement, la majeure partie du CO2 produit est absorbée par les végétaux, l’océan et les sols.

Mais les activités humaines ont provoqué une augmentation de la production de CO2 et d’autres gaz à effet de serre (GES) par combustion et modification des milieux naturels. Cette augmentation est bien supérieure à ce que la nature peut absorber, d’autant plus que les activités humaines malmènent les écosystèmes !

L’« équivalent CO2 » est une unité créée pour comparer les effets de ces différents GES en matière de réchauffement climatique par rapport au CO2 qui sert d’étalon. L’« empreinte carbone » prend en compte tous les GES émis par nos activités.

Quels sont les enjeux agricoles d’aujourd’hui ?

Vaches dans un champs

L’agriculture, en crise, doit se réinventer sur les plans économique, environnemental, social et sanitaire.
Le modèle agricole actuel contribue à la dégradation de l’environnement pour diverses raisons :
- recours important à des intrants d’origine fossile (engrais de synthèse et pesticides),
- émissions de GES,
- irrigation, travail important du sol…
Cela a pour conséquences l’érosion de la biodiversité agricole commune (animale et végétale) et le gaspillage de ressources non renouvelables.

Il est urgent de changer le système agricole français au profit d’un modèle plus soutenable permettant de faire vivre les producteurs dignement, de nourrir la population, de réduire notre dépendance aux énergies fossiles et d’améliorer la santé des sols et la qualité de l’eau.

Les agriculteurs sont prêts à changer leurs pratiques mais ils ont besoin d’aide technique et matérielle pour franchir le pas !

Comment diminuer le CO2 atmosphérique ?

Il faut tout d’abord faire des économies afin de diminuer la production de CO2 : ce sont de petits efforts collectifs et individuels quotidiens (pour le transport, le chauffage, l’ électricité…), des engagement plus importants (logement, sobriété, alimentation,..) mais aussi des changements sociétaux profonds, comme nos modes de consommation.

Fleurs d'arbre fruitier

Il faut ensuite augmenter le stockage naturel du carbone. Et pour cela, le plus simple est de restaurer tous les « puits de carbone » qui ont disparu ou ont été détériorés par les activités humaines. Le paysage agricole, qui représente 54 % de notre territoire, est un de ces puits de carbone grâce au stockage réalisé par les sols et les arbres.
Malheureusement, l’intensification de l’agriculture a provoqué la disparition de 75% des haies et des arbres agricoles. Les sols agricoles sont aussi dégradés par des pratiques considérées aujourd’hui comme délétères et l’usage des biocides.

Il existe un moyen de retrouver une agriculture durable : c’est l’agro-écologie.

C’est une façon de concevoir des systèmes agricoles dans lesquels la nature tient une place essentielle. Elle est ainsi considérée comme un levier de production. L’agroécologie permet donc de produire normalement, voire mieux, tout en diminuant la pression sur l’environnement et en préservant les ressources naturelles.

L’agroécologie réintroduit aussi de la diversité dans les productions agricoles, restaurant ainsi une mosaïque paysagère diversifiée ( diversification des cultures et des productions, adaptation des productions au territoire, installation de parcelles agroforestières,…) et offrant une réponse au dérèglement climatique.

Le rôle de la biodiversité comme facteur de production est restauré, nos paysages préservés, et l’agriculture retrouve sa raison de vivre. La transition agro-écologique est d’ailleurs possible dans toutes les productions agricoles !

Réalisation & Maintenance : 6nergik